Articles récents

Rapport 2eme formation

                        PROMOTOTION DE LA RESPOSABILITE ET LA TRANSPARENCE : PRT

          RAPPORT DE LA DEUXIEME SESSION DE FORMATION DES MEMBRES DES GROUPES DE BASE GB

                                                                         Hôtel Thugga, Téboursouk: 30-31/10/2015  et 01/11/ 2015 

 

 

La rencontre s’est déroulée à l’Hôtel Thugga à Téboursouk

 délégation du gouvernorat de Béja au nord-ouest de la Tunisie, à environ 112 kms de Tunis.

Les participants : 23 personnes (11 femmes et 12 hommes), en majorité diplômés chômeurs, ont participé à la formation. Parmi eux, il y avait des représentants de l’Association de la Citoyenneté et du Développement du Nord-Ouest ACDNO, d’autres associations de la Région, des journalistes, des citoyens non affiliés ni aux associations ni aux partis politiques dont deux membres de l’équipe du projet. Ils venaient des différentes délégations du Nord-ouest concerné par le projet.

Thèmes principaux de la formation :

  • Gestion des conflits et des difficultés pouvant surgir sur terrain et négociation du changement
  • La municipalité et le budget participatif en tant outil de contrôle citoyen des affaires publiques
  • L’information : collecter, analyser et diffuser : renforcer la responsabilisation
  • Les outils de la sensibilisation

Les formateurs et facilitateurs :

Madame Besma Sellami, professeur de droit à l’université de Jendouba et formatrice

Mr Mohamed Laroussi ben Salah rédacteur en chef du journal Echâab et formateur

Mr Sami Rais adjoint du directeur financier de la municipalité de Nabeul et formateur

Mr Boujemâa Laabidi formateur et facilitateur PIC participatif, président de l’ACDNO.

Mrs Alaeddine Boughamda et Mohamed Abidi facilitateurs

Cette session est la deuxième programmée pour la formation des quatre groupes de base sélectionnés pour les besoins du projet PRT ‘’promotion de la Responsabilité et la Transparence’’ dans laquelle on attaque le côté pratique des choses et la préparation des outils du travail de terrain.

 Développement des thèmes dans la salle de formation :

  1. Madame Besma Sellami a exploré, à travers différents exercices, les genres de conflits et certains niveaux de difficultés qui peuvent surgir, les participants, aidés par les facilitateurs, les ont classés. La formatrice a défini par la suite les différents concepts et précisé leur contenu. La résolution des conflits par différentes méthodes et le comportement à adopter vis-à-vis de certaines situations difficiles ont donné lieu à une vive discussion de groupes alimentée par des expériences vécues. La deuxième partie de l’atelier a été réservé à la négociation du changement, concept, pratique et qualités requises pour réussir un changement par négociation en tant que dernière étape du contrôle citoyen des affaires publiques. La négociation pouvant prendre plusieurs formes dont la simple interface entre fournisseurs et bénéficiaires des services, les réunions avec médiateurs, la mobilisation des énergies et la manifestation,

          La première journée s’est terminée sur un deuxième atelier d’assimilation des techniques de sensibilisations et de conduite de discussions en public animé                               brillamment par les deux facilitateurs Alaeddine Boughamda et Mohamed Abidi et sanctionné par une sortie sur terrain.

2. Le troisième atelier a été consacré à l’information et son rôle dans le contrôle citoyen. Mr Mohamed Laroussi ben Salah s’est longuement attardé sur la            définition de l’information comme étape incontournable dans la pratique de l’approche du contrôle citoyen des affaires publiques. Il a par la suite   développé les techniques et différentes méthodes de collecte de l’information, l’intérêt de l’analyse de l’information pour renforcer la crédibilité de l’action et la diffusion méthodique de l’information pour mobiliser les énergies autour de la question débattue. Le formateur a ensuite développé le principe et les garants du droit d’accès à l’information au vue du décret-loi n°41 du 26 mai 2011 relatif à l’accès à l’information, l’atelier s’est terminé par un exercice  pendant lequel  les participants, aidés par les facilitateurs, ont établi un plan pour la détermination des informations nécessaires à la vérification de trois indicateurs de satisfaction citoyenne dans le domaine de l’éducation et de leurs sources.

3. La question d’actualité dans notre pays qu’est la municipalité et l’outil Budget participatif du CCAP ont fait l’objet d’un atelier dirigé par Mr Sami Rais formateur et très proche de la question de par son poste professionnel. Les participants ont eu droit à un exposé clair et détaillé sur la structure municipale, les commissions permanentes, les prérogatives de chacun, le contrôle auquel sont soumis les responsables des différents services, le conseil municipal et son président. Une vive discussion a porté sur les changements qui doivent être apportés aux textes d’organisations pour mettre en œuvre le chapitre 7 de la constitution instituant le ‘’Pouvoir local’’ et son article 139 en particulier en attendant les changements proposés dans les projets de lois des collectivités locales et des élections déjà soumis à la discussion  publiques dans le pays.

4.  Le dernier atelier animé par Boujemâa Laabidi et les facilitateurs a été réservé à la préparation pratique du travail de terrain dont une première partie de deux jours sera organisée pendant les vacances scolaires de décembre comme prévu dans le plan d’exécution du projet. L’atelier à permis de concevoir les différents documents de travail nécessaires : fiche individuelle, rapports de groupes, listes des localités à visiter, communiqué aux autorités locales,…et ont discuté leur contenu, ils ont également mis au point le programme de travail et le contenu d’un dépliant de sensibilisation à distribuer aux citoyens pendant les sorties des membres des groupes

 

5. Feedback :

En fin, un feedback d’ensemble a permis aux organisateurs de recueillir les avis, remarques et suggestions des participants sur le cadre général, les contenus développés, les formateurs et facilitateurs engagés ainsi que le degré de réceptivité des organisateurs par rapport aux suggestions formulées lors de la première formation.

Les participants ont pris la parole successivement pour souligner l’importance extrême de ce qu’on fait dans ce projet et d’affirmer leur disponibilité pour le travail de terrain qui va commencer incessamment. Ils ont d’autre part remercié les formateurs et les facilitateurs pour l’effort consentis et la pédagogie active utilisée sans oublier d’encourager le staff pour avoir pris en compte les remarques qui leurs ont été faites à la fin de la première formation concernant le cadre et les conditions de travail en réitérant leur demande de réserver une journée pour l’étude de quelque expérience africaine dans le domaine du CCAP.

 

 

 

 

 

TOP